A Dieppe, le syndicat CGT met la pression sur le projet Hercule

Publié le par FSC

 

 

 

Les syndicalistes CGT des sites de Penly et de Paluel et d’Énergie Rouen ont rencontré le maire de Dieppe, Nicolas Langlois, le préfet de la Seine-Maritime, Pierre-André Durand, et le député dieppois Sébastien Jumel. Ils expriment leur opposition au projet Hercule, « dans les tuyaux depuis longtemps, précise Éric Demortière, de la CGT Énergie Rouen. Tous les partis sauf LREM sont contre ». « Même les chefs d’entreprise, les maires qu’on rencontre au fur et à mesure », ajoute Mathias Dupuis, secrétaire général de l’Union locale CGT de Dieppe.

« Ce projet signe la casse d’EDF avec un impact sur les usagers, premiers impactés, notamment sur le tarif de l’électricité et du gaz », affirme Éric Demortière.

Pour rappel, Hercule vise à scinder EDF en trois entités : EDF Bleu pour les centrales nucléaires ; EDF Azur pour l’hydroélectrique et EDF Vert pour la distribution et la commercialisation avec la filiale Enedis, dont 35 % du capital sera introduit en bourse.

« Le prix au kilowatt-heure (kWh) est actuellement identique partout. Demain, avec ce projet, ce ne sera plus le cas. Les prix connaîtront des fluctuations », s’insurge Nicolas Vincent, de la CGT Penly.

 

 

 Un bien public

Les syndicalistes parlent d’une « privatisation d’EDF ». « Demain, le tarif ne sera pas le même selon son fournisseur d’énergie, regrette Mathias Dupuis. L’énergie doit rester un bien public ».

Les syndicalistes pointent le manque de personnel, qui ne s’arrangera pas avec le projet. « L’entreprise fait l’impasse sur certaines opérations, notamment de maintenance. On ne fait plus de maintenance préventive mais de la maintenance curative », assure Antoine Lecacheur, de la CGT de Paluel. Les syndicalistes cégétistes ont la volonté de discuter du projet avec la population. Ils prévoient donc d’organiser des débats publics au Tréport, à Dieppe et Saint-Valery-en-Caux quand la situation le permettra.

Ils veulent rencontrer Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy.

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