La lutte contre la pandémie : le vrai problème c'est l'état des hôpitaux

Publié le par FSC

Ce que masque la stratéguie de peur choisie par le pouvoir et ses chiens de garde médiatiques c'est que les mesures de contrainte et contre les libertés résultent essentiellement de l'état dans lequel les politiques de ces 30 dernières années ont laissé l'hôpital publique.

Etat que le  soit-disant " Ségur de la santé" n'ont pas corrigé et car  les politiques de casse du système public de santé se poursuivent!

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Par Marie-Christine Burricand

Conseillère municipale de Vénissieux
Conseillère métropolitaine du Grand Lyon
Ancienne conseillère générale du canton Sud de Vénissieux (2008-2014)

Le gouvernement a annoncé hier de nouvelles mesures concernant les bars et restaurants, les salles de sports, fêtes et autres, les évènements familiaux, particulièrement dans les grandes villes et les trois grandes régions les plus touchées en ce moment : Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Auvergne- Rhône-Alpes et Région Parisienne.

Après l'obligation du port du masque en tout lieu et toute heure, comme à Lyon, tout cela fait beaucoup discuter. Entre accoutumance au risque, lassitude devant le non-retour à une situation proche de la normale, angoisse devant l'épidémie, chacun hésite...

Mais le vrai scandale est d'abord dans la situation des hôpitaux publics et des EHPAD. Car depuis juin, rien n'a été fait pour recruter des personnels et augmenter les lits de réanimation. Pourtant ce gouvernement ne pouvait ignorer que le risque d'un rebond était possible et qu'il n'y avait aucune certitude sur l'absence de deuxième vague. Pire, les hôpitaux peuvent se trouver en plus grande difficulté pour accueillir les malades. Car au printemps, cet accueil n'a été possible que parce que de très nombreux actes médicaux ont été repoussés. Des patients attendent toujours leur contrôle annuel concernant un cancer, leur intervention chirurgicale. Et ce qui n'était pas urgent devient pressant tandis que de nouveaux patients se présentent à qui on propose de reporter tel ou tel geste. Ces situations se vivent le plus souvent individuellement seulement parlées dans le cadre familial, source d'angoisse, parfois de rancœur, de sentiment d'abandon. Le risque sanitaire est double pour les malades du COVID 19 mais aussi tous ceux qui présentent des problèmes de santé sérieux. Incurie et cynisme se mêlent quand le gouvernement ne fait rien pour augmenter le nombre de lits dans les hôpitaux, particulièrement ceux de réanimation.

La deuxième caractéristique de la situation, c'est la très grande incertitude dans laquelle se trouve nombre d'actifs. Nous pensons déjà à tous ceux qui travaillent dans les cafés et restos : comment s'installer, imaginer la location ou l'achat d'un appart dans une telle situation et nous ne sommes encore pas là dans le pire. Combien de salariés, au regard des plans de licenciements qui tombent, se demandent si leur entreprise va fermer, s'ils vont être de la prochaine charrette. Tous ceux qui ont des enfants vivent au jour le jour. Les dispositifs qui permettaient de garder les enfants pendant le COVID sans perdre trop de revenus sont clos. Si la classe ferme, c'est la démerde, la famille au mieux, les congés puis les congés sans solde...Et la fermeture des salles de sports et gymnases va venir désorganiser ce que des parents avaient minutieusement préparés...

Dans la période s'il y a une bataille à mener avec détermination et la volonté d'associer les citoyens c'est bien celle de l'hôpital et de la protection des salariés et de leurs familles dans tous les aspects de la vie. Ne laissons pas le chacun pour soi s’installer !

SOURCE : Facebook

 

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