Le sort du journal la MARSEILLAISE : la lutte paye !

Publié le par FSC

 

La nouvelle est tombée sur le site de La Provence ce vendredi midi. Après le rassemblement des salariés, lecteurs et amis de notre journal, jeudi, l’offre hostile Serfati/Niel ne sera pas déposée.

« Nous sommes très satisfaits de cette annonce, la lutte paie, nous attendons ce vendredi soir pour être certains qu’aucune autre offre hostile ne sera déposée », indique Emilie Parente, déléguée syndicale CGT et élue du personnel.

« Nous remercions tous nos soutiens et les appelons à construire la suite avec nous », conclut-elle.

 

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Soulagement au sein de notre journal : c’est officiel, une seule offre est en lice pour la reprise de La Marseillaise, il s’agit de celle portée par le groupe Maritima Médias. Après l’annonce par Jean-Christophe Serfati, PDG de La Provence, ce vendredi, de sa décision de ne pas déposer l’offre qu’il avait travaillée avec Xavier Niel et que les salariés jugeaient hostile, c’est une nouvelle phase dans laquelle entre La Marseillaise. En effet, cette offre qui a d’ores et déjà fait la preuve de son sérieux pourra être consolidée jusqu’à l’audience prévue le 22 septembre au Tribunal de commerce.

« C’est une très bonne nouvelle. Maintenant s’ouvre une nouvelle étape pour l’avenir du journal, nous allons pouvoir engager des discussions approfondies pour aller dans le détail de l’offre », réagit Emilie Parente, déléguée syndicale CGT de La Marseillaise et élue du personnel.

Une lettre d’engagement de Michèle Rubirola, maire écologiste de Marseille, a été jointe au dossier déposé. Elle prévoit une participation à hauteur de 20 000 euros dans la société coopérative d’intérêt collectif qui sera elle-même actionnaire de la SAS aux côtés de Maritimas Médias et d’investisseurs privés.

« La Ville de Marseille souhaite ainsi par ces engagements vivement contribuer à la réussite du plan de reprise présenté devant votre Tribunal du Journal La Marseillaise dont la continuité apparaît indispensable au respect du pluralisme de l’information locale, dans l’intérêt général des Marseillaises et des Marseillais », écrit Michèle Rubirola. Un engagement qui témoigne après celui de la Ville de Martigues et d’autres collectivités, d’un attachement fort au pluralisme et d’une reconnaissance de la solidité du projet. Renaud Muselier, président LR de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, avait pour sa part annoncé l’engagement de la collectivité sous la forme d’une subvention. « Je salue la décision de Michèle Rubirola, à l’instar de celle de Renaud Muselier, et j’enjoins toutes les collectivités attachées au pluralisme à s’inscrire dans ce projet selon les modalités qu’elles jugent les plus pertinentes », conclut Emilie Parente.


 

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