MACRON : L'AVEU

Publié le par FSC

Jusqu'à peu, jusqu'à hier la gravité de la crise sanitaire était en quelque sorte niée par le pouvoir.

Par exemple sur LCI hier au soir, le ministre de la santé insistait sur ce qui selon lui distinguerait la France de l'Italie (débordement des services de réanimation notamment conduisant à une importante surmortalité) contre l'avis du professeur épidémiologiste de la Pitié-Salpêtrière Eric CAUMES.

 

MACRON sous la pression de ceux qui sont directement confrontés à l'épidémie a donc du opérer un  tournant.

Et de préconiser des mesures s'apparentant à celles prises en Italie tout en bénéficiant d'un délai de préparation dont l'Italie a été privée.

La similitude des situations résultant du fait que la France comme l'Italie sous contrainte européenne ont soumis leurs systèmes de santé à une véritable paupérisation : restrictions budgétaires massives, manque de personnels, fermetures de lits, insuffisance de moyens matériels.

 

similitude des situations France Italie ...

à une semaine près

 

Et que donc confrontés à une épidémie pouvant affecter gravement un grand nombre de patients les risques de saturation des moyens, de débordement des personnels et des services sont grands.

Les choix opérés résultent donc de ce constat fait par le professeur E. CAUMES : un système de santé trop abimé pour pouvoir encaisser l'étape de la montée en puissance de l'épidémie et d'un pic trop élevé

Afin donc d'éviter au final le scénario à l'italienne il s'agit de freiner la contamination et d'empêcher l'émergence dans un temps court d'un trop grand nombre de malades atteints gravement et nécessitant l'accès à des équipements à disponibilité restreinte.

L'aveu de MACRON c'est cet incroyable constat dans son allocution

 

" Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons. Interroger le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde des décennies. et qui dévoile ses failles au grand jour. Interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle dors et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre état providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe.

Ce que révèle cette pandémie c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ..."

Propos proprement hallucinants dans la bouche d'Emmanuel MACRON quand on connaît et subi les choix politiques et économiques qui l'ont guidé jusqu'ici  attaché jusqu'à l’obsession à la casse du modèle social français issu du programme du Conseil National de la Résistance.

Quand on connaît son acharnement après d'autres à soumettre l'hôpital, l'indemnisation du chômage, les services publics construits précisément sur la gestion des biens communs devant échapper à la loi du marché en vue justement de les soumettre à la loi du marché!

La contre-réforme des retraites illustrant elle aussi cette volonté de placer au moins en partie leur financement sous la loi d'airain du capital et des assurances!

Ce passé récent, cet acharnement à passer en force au 49-3 contre l'avis populaire majoritaire ne nous donne pas confiance dans la parole du président.

L'ombre de la crise du système

Nul doute que la crise économique, la crise financière qui révèlent en grand la profonde incohérence du système au regard de l'intérêt général ne peut plus être niée.

Tandis que la dépense publique, le rôle central de l'état, des services publics apparaissent aux yeux de tous comme les instruments indispensables du sauvetage commun.

Mais ses déclarations, cette reconnaissance du temps de crise et de crainte de subir la condamnation d'une politique au service des puissants et de la finance peut nous servir de point d'appui dans la poursuite du combat pour le RETRAIT de la contre réforme des retraites et pour exiger que les moyens financiers nécessaires et conséquents soient donné à l'hôpital public "quoi qu'il en coûte".

OUI, "quoi qu'il en coûte" , mais c'est d'une toute autre politique qu'il s'agit, le contraire de celle dont MACRON, grand commis du capital a été chargé!

 

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Colicchio Pasquale 13/03/2020 15:55

aux organisations syndicales de jouer pleinement leur rôle de contre pouvoir au service des travailleurs...

richard PALAO 13/03/2020 07:50

C est le pyromane qui crie au feu ...un fois la crise du corona virus terminee , les francais, notamment le personnel hospitalier sauront lui rappeler ces propos ....