Le retrait de l'âge pivot c'est bien un RETRAIT PIPEAU !

Publié le par FSC

La comédie dub retrait de l'âge pivot mise en scène conjointement entre le pouvoir et la CFDT ne peut plus être cachée.

Même la presse favorable aux contre-réformes et au plan syndical à la CFDT est contrainte d'avouer que le retrait n'est que provisoire et que pour le financement prévu par les contre-réformateurs l'âge pivot et le malus associé à un départ à l'âge légal par exemple sont centraux.

Il s'agit bien de contraindre à partir plus tard sous peine de graves baisses des pensions.

Ce qui une fois de plus légitime la revendication majoritaire du :

 

RETRAIT de la contre-réforme

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Alors que le projet de loi doit être présenté, vendredi 24 janvier, en conseil des ministres, un début de réponse se dessine avec vingt-huit cas types détaillés notamment dans une version intermédiaire de l’étude d’impact, dont des extraits ont été consultés par Le Monde.

L’âge pivot, pierre angulaire du futur régime de retraite
Si le gouvernement a accepté de retirer provisoirement ce mécanisme de sa réforme pour les départs en retraite avant 2027, le mécanisme serait bien une pierre angulaire du futur régime universel. L’âge pivot est pensé comme un système de bonus-malus sur la valeur du point de retraite. Un actif qui prend sa retraite un an avant l’âge d’équilibre voit la valeur de son point diminuée de 5 % (10 % pour deux ans, 15 % pour trois ans…). Un bonus identique de 5 % par an est prévu pour les départs après 65 ans.


Un tel mécanisme existe déjà dans le système actuel. Les salariés du privé qui n’ont pas cotisé suffisamment longtemps (43 annuités à partir de la génération 1973) perdent 1,25 % sur leur pension de base par trimestre manquant, soit 5 % par an. Mais la décote serait supérieure dans le futur régime universel, puisque deux mécanismes s’additionneraient : comme l’ensemble de la carrière est pris en compte pour le niveau de pension, un départ anticipé se traduirait à la fois par moins de points de retraite accumulés, et une valeur de points moins importante.

S’il ne s’agit que de chiffrages généraux, sur des carrières très simplifiées, une évidence s’impose : le fameux « âge d’équilibre », ou « âge pivot », introduit par la réforme jouerait un rôle capital sur le niveau des pensions. Au-delà de la diversité des profils et des trajectoires, ce dispositif controversé aurait un double effet : garantir des pensions plus élevées pour ceux qui travailleront plus tard, mais aussi rogner la retraite de ceux qui voudront partir à 62 ou 63 ans.

Un système toujours favorable… après 66 ans [ à vérifier compte-tenu que les exemples choisis portent il semble  sur une carrière pleine alors que de très nobreux salariés et les femmes en particulier ont des carrières hâchées]

Les vingt-huit cas types qui figurent dans la version de l’étude d’impact que Le Monde a pu consulter recoupent celles détaillés sur le « simulateur » du gouvernement mis en ligne en décembre. Il s’agit toujours de personnes qui ont commencé à travailler à 22 ans, l’âge moyen d’entrée dans la vie active. Pour chaque profil, le gouvernement propose une simulation pour un salarié né en 1980, parmi les premiers à entrer dans le nouveau système, et un autre né en 1990. Les paramètres macroéconomiques (croissance, évolution des salaires…) retenus dans les projections sont détaillés ici.

Les types de carrières sont variés : salariés du privé et du public, bas et hauts revenus, personnes avec et sans enfant, trajectoires « linéaires » et « ascendantes » (avec une forte hausse de revenus entre le début et la fin de carrière). Ces cas types n’ont pas de valeur représentative de la population française : certaines catégories d’actifs ne sont d’ailleurs pas étudiées, comme les travailleurs indépendants.

Dans tous les cas, une grande tendance se dégage de l’analyse des vingt-huit profils nés en 1980 : la réforme serait bien souvent défavorable aux départs en retraite à 62 ans (hormis huit cas) et à 63 ans, mais globalement avantageuse pour ceux qui travaillent jusqu’à 65 ans ou plus. Tous les salariés travaillant au-delà de 67 ans gagneraient dans le nouveau système.
 

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