Centrale nucléaire de GRAVELINES : un mouvement historique !

Publié le par FSC

SOURCE : VDN

 

 

À la centrale nucléaire, on n’avait jamais connu une telle mobilisation.

Depuis le début du mouvement de constatation contre le projet gouvernemental de réforme des retraites, le 5 décembre, les grévistes, mobilisés autour de l’intersyndicale FO (majoritaire)-CGT, sont très actifs : piquet de grève devant la centrale (seules les équipes de sûreté peuvent rejoindre leurs postes de travail, tandis que les autres salariés sont filtrés et « rentrent au compte-gouttes » depuis le mardi 14 janvier, dixit la CGT), opérations escargot, manifestations sur les ronds-points stratégiques de l’agglomération, etc.


Ce mercredi matin, ils étaient encore plusieurs centaines à bloquer l’accès au site, avec le soutien de salariés d’ArcelorMittal, du port de Dunkerque, de GRT-Gaz, mais aussi d’agents de RTE et d’Enedis venus de toute la région pour écouter Philippe Martinez.


Au moment de son arrivée, vers 12 h 30, le leader de la CGT a été acclamé et encore plus durant son discours lorsqu’il a taclé Emmanuel Macron, qu’il a qualifié de « président des ultra-riches ». Et à propos des grévistes de la centrale, Philippe Martinez a ajouté : « Vous êtes la parfaite illustration de la mobilisation actuelle contre cette réforme injuste. »


Philippe Martinez ne condamne pas

Alors qu’une polémique règne autour de coupures d’électricité revendiquées par la CGT, le secrétaire général du syndicat n’a pas condamné les événements survenus ce mardi, autour de Rungis et Orly, qui ont impacté plus de 30 000 clients. « Quand on est en grève, forcément, l’activité baisse. Par ailleurs, que reçoivent les salariés en grève depuis quarante-six jours ? Du mépris, ce qui génère de la colère. Ce mépris-là du gouvernement est tout aussi condamnable et je comprends qu’il agace quelques personnes. »


Pour Philippe Martinez, donc, pas question d’évoquer un acte de malveillance. « Dans une grève, il y a des activités qui ne tournent plus, où est l’illégalité ? Pourquoi, alors, ne parle-t-on pas d’illégalité lorsque 25 % d’utilisateurs en France sont privés d’électricité parce qu’ils n’arrivent pas à payer leurs factures ? »

Décidé à ne rien lâcher, le leader de la CGT appellera-t-il à d’autres actions « coup de poing » comme celles d’Orly et Rungis ? « Je récuse l’expression «coup de poing, car à la CGT, nous sommes pacifistes. L’opinion publique souhaite massivement le retrait de cette loi, c’est pourquoi nous devons continuer à nous mobiliser pour refuser cette réforme, discuter et mettre toutes les propositions sur la table. »

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