Quelques précisions à propos de la tête de liste socialiste aux européennes

Publié le par FSC

On nous présente volontiers Raphaël Glucksmann comme un progressiste, un homme de "gauche", un homme neuf qui de surcroît serait opposé à Macron.
Un petit coup d'oeil sur son parcours politique dresse pourtant un tout autre tableau.
Qu'il soit choisi comme porte drapeau du PS n'étonne cependant qu'à moitié tant la fibre pro-atlantiste de ce parti ne date pas d'hier.
 

 

 
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Raphaël Glucksmann, un soldat du néolibéralisme


Brève biographie non exhaustive :


En 2006, il adhère à Alternative libérale aux côtés d'Alain Madelin, parti fondé afin de soutenir la contre-réforme Fillon des retraites de 2003. La même année, dans Le meilleur des mondes, il contribue à défendre une ligne pro-Bush et à défendre l'intervention militaire américaine en Irak.
En 2007, il soutient l'élection de Nicolas Sarkozy auquel il consacre son premier ouvrage co-écrit avec son père. 
De 2004 à 2012, il conseille le président géorgien Saakachvili à qui il vend une ligne atlantiste et pro-européenne qui aura pour conséquences la deuxième guerre d'Ossétie du sud en août 2008. Son épouse, ministre géorgienne de l'Intérieur est accusée d'avoir couvert les exactions et les violences du régime. Le régime, corrompu, tombe en 2012. Les époux Glucksmann gagnent alors l'Ukraine qui traverse à partir de l'année 2013 la crise Euromaïdan. Son épouse intègrera en 2014 en qualité de vice-ministre de l'Intérieur un des gouvernements pro-occidentaux en pleine guerre du Donbass.
En 2015, il soutient Alexeï Navalny, adversaire d'extrême-droite de Poutine habitué du défilé ultranationaliste annuel sous la banderole " Arrêtons de nourrir le Caucase !", candidat à la mairie de Moscou sur la promesse d'expulser les étrangers de la CEI "responsables de 50% des crimes en Russie", et soutien chaleureux de Marine Le Pen.
De 2006 à 2015, de l'Irak à l'Ossétie du sud, de l'Abkhazie à l'Ukraine, Raphaël Glucksmann aura été un brave petit soldat du néolibéralisme atlantiste, une sorte de Che Guevara de droite, courtisan l'extrême-droite européenne pour peu qu'elle soit contre Poutine.
En 2017, il soutient Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle et se dit "fier" de sa victoire.
C'est cet homme et ce parcours politique que le Parti socialiste a choisi le 15 mars dernier pour le représenter aux élections européennes du 26 mai 2019.
 

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