Grève sur les salaires au Brico Dépôt de Thourotte (Oise)

Publié le par FSC

Une manière de rappeler que le pouvoir d'achat dépend en grande partie des patrons, restés planqués à l'abri de la contestation sociale ... pour le moment !
 
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REPRIS du site de la CGT Unilever Le Meux
SOURCE : Le Courrier Picard
 

Le Courrier Picard

Depuis six heures du matin, vingt-cinq salariés, sur les soixante que compte le magasin, ont entamé une grève devant le Bricot Dépôt de la zone commerciale de Thourotte. La première de leur histoire, depuis l’ouverture du magasin il y a dix ans.

« La direction est venue à l’ouverture avec du renfort de collaborateurs venus d’autres magasins. La situation s’est quelque peu tendue, la direction a alors pris la décision de les faire repartir », rapporte Kevin Legrand, salarié de l’enseigne depuis trois ans.

La semaine dernière, les employés apprenaient que leur augmentation annuelle ne serait que de 1 %. « On veut une augmentation des salaires de 100 euros net pour chaque collaborateur, tous statuts confondus. On a des collègues qui sont là depuis cinq ans et dont le salaire est passé de 1150 à 1190 euros. On ne peut plus vivre ainsi, moi je suis obligée de cumuler deux métiers pour m’en sortir », confie Virginie Andrianne, déléguée du personnel, qui affiche dix ans de maison.

Les employés, « les bras de Brico Dépôt » désirent également des primes de vacances, une réévalution des coefficients et un alignement des grilles de salaires sur leurs confrères de Castorama, qui appartient au même groupe, Kingfisher. « Le versement de la prime Macron de 300 euros, obtenue grâce au mouvement des Gilets Jaunes, ce n’est pas suffisant. Elle ne comptera pas au moment de la retraite. »

Dans la matinée, les salariés ont obtenu une entrevue avec la direction. Une réunion devait se tenir ce lundi au siège de Brico Dépôt, en présence des représentants syndicaux, pour l’ouverture de négociations.

« On veut des réponses et rapidement. Sinon on poursuivra les débrayages », déclare Virginie Andrianne.

Contactée, la direction de Brico Dépôt, via son service de communication, précise « qu’il n’y a pas de réunion prévue lundi à ce sujet ».

Concernant les revendications, le groupe Kingfisher explique que« Dans le cadre d’un dialogue social que nous souhaitons permanent et constructif, nous avons rencontré au cours des dernières semaines, à plusieurs reprises, les organisations syndicales ».

Le groupe confirme le versement de la prime exceptionnelle d’un montant de 300 euros à ses employés. « Annoncée le 17 janvier aux organisations syndicales et à l’ensemble des salariés, elle vise à reconnaître l’engagement et l’implication exemplaires de nos collaborateurs.

Dans un marché qui demeure difficile, cette décision témoigne d’une volonté de maintenir une politique de rémunération équilibrée, attentive au pouvoir d’achat des collaborateurs. Elle s’inscrit en cohérence avec la politique de rémunération de Brico Dépôt, qui a permis en 2018 de verser à nos collaborateurs quatorze mois de salaire en moyenne ».

 

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7q9jdcs558 03/12/2019 17:48

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q4fp9il9qq 03/12/2019 14:04

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