Ville de Paris : acharnement anti-syndical STOP !

Publié le par FSC

Partout il s'agit de faire des exemples pour dissuader les travailleurs de lutter !

Mais la lutte continue pour annuler cette procédure disciplinaire exorbitante !

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SOURCE : Le Parisien

Les éboueurs syndiqués avaient « volé » un camion-poubelle pour une opération de la CGT. Lequel camion benne avait été pris à tort pour un camion bélier aux mains de terroristes…

Ils voulaient retrouver leur camion benne et leur travail, continuer à s’occuper des poubelles des Parisiens, reprendre leur vie… La Ville en a décidé autrement.

Ce mardi, Jean-Jacques et Christian, âgés de 56 et 58 ans, les deux éboueurs municipaux pris à tort pour des terroristes, ont été mis à la La Ville avait portretraite d’office, à partir de novembre. La décision émane de la secrétaire générale de la ville. Le Conseil de discipline n’avait pas réussi à trancher.

Le 25 mai dernier, lors d’une opération coup de poing de la CGT, les éboueurs avaient « volé » un camion poubelle pour déverser, avec leurs « camarades », les ordures devant le siège de la République en marche, « visant le parti présidentiel d’Emmanuel Macron » « pour dénoncer le démantèlement du service public ».

Arrêté place de l’Opéra par les policiers

L’opération avait mal tourné. Le vol du camion par les deux hommes, qui s’étaient masqués, avait laissé craindre à une opération terroriste au camion bélier, comme à Nice. La panique s’était répandue jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat. Les deux éboueurs avaient été interpellés avenue de l’Opéra (IIe) comme des terroristes avant que les policiers ne comprennent que Jean-Jacques et Christian n’étaient que des éboueurs sur une opération syndicale.

La Ville avait porté plainte. Le 18 juillet dernier, les deux éboueurs, mis à pied, qui risquaient jusqu’à cinq ans de prison, avaient été condamnés au tribunal à 70 heures d’intérêt général. « La justice avait su tenir compte du caractère syndical de cette action », se félicitait la CGT.

Ce mardi soir, Baptiste Talbot, secrétaire général de la Fédération CGT des Services public a dénoncé « un acharnement disciplinaire » et « une sanction à vie ». Le syndicat, qui ne compte pas lâcher l’affaire, tiendra une conférence de presse jeudi, dans les locaux de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis). De leur côté, Jean-Jacques et Christian vont formuler un recours gracieux auprès d’Anne Hidalgo, la maire (PS) de Paris.

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