Laurent Berger : Il est hors de question que le gouvernement renonce à ses engagements

Publié le par FSC

Laurent Berger : Il est hors de question que le gouvernement renonce à ses engagements

Non seulement le premier dirigeant de la CFDT comme à son habitude signe tous les accords avec le MEDEF qui remettent en cause tous les conquis de la Libération, mais franchissant un pas de plus à présent il se fait le chien de garde de ces remises en cause en prétendant défendre de prétendues avancées.

Face au mouvement qui gagne en puissance il intime en quelque sorte au gouvernement de ne pas céder.

Nul doute qu'il aurra des comptes à rendre aux travailleurs et à ses propres adhérents.

Mais il est vrai que ce n'est pas sur les travailleurs qu'il compte pour assoir sa représentativité mais sur l'appui des institutions, du MEDEF et du patronat en bon serviteur de leurs intérêts.

Nul doute aussi que ses vociférations ne sont pas le signe de force et d'une attitude en phase avec la résistance du monde du travail.

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interview au Monde le 24 mai

Laurent Berger, secrétaire général de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), a estimé mercredi 25 mai, dans un entretien au Parisien, que retirer le projet de loi travail, comme le réclament la Confédération générale du travail (CGT) et Force ouvrière (FO), serait « inacceptable ». « Il est hors de question que le gouvernement renonce à ses engagements, que ce soit en retirant la loi ou en la vidant de sa substance. Ce serait un coup dur pour les salariés, car ils perdraient le bénéfice des nouveaux droits reconnus par le texte », déclare le numéro un de la CFDT, citant notamment la garantie jeunes, le compte personnel d’activité ou encore la lutte contre les travailleurs détachés.

Evoquant le bras de fer qui s’est engagé entre le gouvernement et la CGT, avec une multiplication des grèves et des manifestations, Laurent Berger souligne que « le débat s’est figé mais [que] la CFDT continuera à tenir son rôle, qui est de défendre les salariés et donc de défendre cette loi ».

« Je n’ai pas peur des vociférations de l’extrême gauche »

Le secrétaire général de la CFDT ne minimise pas le rôle du gouvernement dans la situation actuelle, lui reprochant « une première version totalement déséquilibrée » du projet de loi travail et « une absence de pédagogie qui a laissé la voie libre à toutes les intoxications et à tous les radicalismes, de la CGT à l’extrême gauche ». Pour lui, l’aggravation de la contestation s’explique par « un jeu de posture de plus en plus marqué entre la CGT et le gouvernement ».

 

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DD 25/05/2016 12:23

Aucune inquiétude à l'issue de son mandat : son avenir est assuré, comme les autres...